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Lithopgraphie argentine représentant des scènes de la vie quotidienne des Gauchos, vu par Kamyno
Lithopgraphie argentine représentant des scènes de la vie quotidienne des Gauchos, vu par Kamyno

Les lithographies anciennes de Kamyno sont des pièces rares, illustrant des scènes typiques de la vie des gauchos d'Argentine. La plupart de ces lithographies ont été imprimées il y a 70 ans ou plus. Les peintures originales ont été réalisées par Florencio Molina Campos, l'un des plus célèbres peintres argentins de la première moitié du 20ème sciècle.

Au fait, c'est quoi une lithographie ?

 

Inventée par Aloys Senefelder à partir de 1796 en Allemagne, la lithographie (du grec lithos, « pierre » et graphein, « écrire ») est une technique d’impression qui permet la création et la reproduction à de multiples exemplaires d’un tracé exécuté à l’encre ou au crayon sur une pierre calcaire.

 

Comparativement aux techniques de gravure que l'on n'acquiert qu'après un long apprentissage, le succès de la lithographie tient à sa facilité d'exécution : l'artiste peut dessiner sur la pierre comme il a l'habitude de le faire sur du papier, avec relativement peu de contraintes techniques, quoi qu'il doive dessiner en inversant la droite et la gauche.

Aloys Senefelder invente en même temps la technique annexe de l’autographie, avec laquelle on dessine et écrit directement, à l’endroit, sur un papier spécial, qui permet de reporter les tracés sur une pierre lithographique pour procéder à l’impression.

C’est à la suite de son introduction en France qu’apparaît le terme « lithographie », qui s’est généralisé.

 

Historique

 

La lithographie devient très populaire dès le début du XIXe siècle avec la publication de nombreux recueils, illustrant des récits de voyages correspondant à l'« invention » du tourisme.

Elle a ensuite su créer et concquérir rapidement de nouveaux marchés, car beaucoup plus abordable que la peinture ou la gravure, et adaptée aux grands tirages.

 

Le marché artistique d'abord, grâce aux travaux d'artistes de premier rang comme Géricault, Bonington, Henri de Toulouse-Lautrec entre autres. La lithographie permet certes la reproduction d'œuvres peintes, mais sert aussi à la création d'œuvres originales.

La presse s'est ensuite massivement appropriée cette technique. La rapidité du procédé permet de publier après quelques jours un croquis de rue, de théâtre, ou une caricature d'actualité, etc. 

Finalement, le secteur purement commercial c'est aussi approprié cette technique, notamment pour la confection d'étiquettes, de partitions musicales, d'affiches publicitaires et d'exposition, etc.

 

Technique

 

Pour être utilisée en impression, la composition doit être fixée dans la pierre.

La pierre est donc d'abord talquée puis recouverte d'un mélange d'acide et de gomme, qui fixera la graisse de l'encre lithographique dans la pierre et augmentera la porosité des grains restés vierges. La pierre est ensuite rincée puis gommée.

 

Le tracé est exécuté directement sur la pierre (revetue de la couche d'acide et de gomme), au crayon ou à l'encre lithographique, posée à la plume ou au pinceau. 

Une fois le tracé exécuté, la pierre est placée sur la presse lithographique et humidifiée pour l'impression ; étant poreuse, la pierre calcaire retient l'eau. L’encre grasse est alors déposée au moyen d’un rouleau en caoutchouc. À l'origine on utilisait des rouleaux en cuir, plus difficiles à nettoyer. L'encre reste sur la pierre aux endroits imprégnés du gras du dessin tandis qu'elle est repoussée par l’humidité partout ailleurs (l'encre grasse est hydrophobe). Lorsque la pierre est assez encrée, on pose le papier et on passe sous presse.

 

Pour imprimer en couleurs, il faut recommencer l'impression de la même feuille, en redessinant à chaque fois, sur une pierre différente, le motif en fonction de sa couleur, et en tenant compte éventuellement des superpositions de couleurs qui donneront des teintes mixtes.

Les pierres peuvent être réutilisées après impression, moyennant un polissage suivi d'un dépolissage pour lui donner du grain.

 

Bien que le mot « lithographie » désigne une technique basée sur la pierre, ce support a pu être assez vite remplacé par des plaques métalliques (zinc, aluminium : on parle alors de « zincographie » ou de « métallographie ») sans modifier radicalement la technique.

 

Source Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Lithographie)